Maturité technologique : les ENR c’est pour quand ?

Si Paris n’est plus la première ville touristique, elle a dépassé Pékin sur la pollution observée en ville. Depuis les avancées du Grenelle de l’Environnement et les objectifs européens sur les ENR, la réalité de la politique énergétique a montré les limites de ces nouvelles solutions comme alternatives crédibles aux hydrocarbures et au nucléaire. Un rapport de la Cour des Comptes montre ainsi que les fonds publics consacrés à ces technologies décroissent depuis 2009. En dépit de cette réalité, les ENR continuent de faire l’objet de fantasmes techno-futuristes mais quelle est la réalité de leur développement en France en 2014 ?

Il y a déjà plusieurs mois, des documents de travail des institutions européennes avaient montré que l’objectif du Facteur 4, soit la division par 4 des émissions de gaz, ne serait pas atteignable dans les délais initialement envisagés. D’après les experts qui suivent les évolutions du continent en la matière, les premières initiatives se sont focalisées exclusivement sur les rejets de CO2, laissant de côté d’autres particules contribuant au réchauffement climatique comme le N² ou le CH4. D’après les spécialistes, les efforts ont essentiellement porté sur le secteur de l’énergie, épargnant d’autres industries comme celle des déchets ou de l’agriculture.

Ces résultats ont une double explication, d’abord le problème de la maturité des technologies énergétiques durables ; ensuite le recul du nucléaire dans certains pays d’Europe au premier rang desquels, l’Allemagne. En 2013, le Syndicat des Energies Renouvelables avait d’ailleurs publié son Panorama des Energies Renouvelables, où il dénonçait « un ralentissement du rythme de la croissance de ces filières ». De son côté le leader de l’opposition Jean-François Copé pointait sur Europe 1 la responsabilité de nos voisins d’outre Rhin dans la détérioration de la qualité de l’air. En effet, la relance des mines de charbon occasionée par la sortie prématurée du nucléaire, contribue indéniablement à la dégradation des conditions atmosphériques.

Plus récemment encore, le SER rappelait à l’occasion de la consultation sur les mécanismes tarifaires lancée par Philippe Martin, « la nécessité de mettre en œuvre des mécanismes qui permettent de rémunérer les investissements dans les énergies renouvelables dont les bénéfices économiques pour la collectivité s’apprécient dans la durée ». Le dialogue entre les autorités françaises et la Cour européenne se poursuit mais on peut considérer comme l’Office Parlementaire des Choix et des Evolutions Scientifiques et Technologiques, que l’évolution du mix-énergétique doit prendre en compte la maturité des technologies vertes…

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