La filière nucléaire française lève ses obstacles

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Le Royaume-Uni vient de conclure un accord qualifié d’historique par le Président de la République Française. Les autorités britanniques se sont également félicitées de la réussite du projet lancé officiellement il y a un an. Aujourd’hui, l’ensemble des paramètres sont connus et on évoque déjà la date de 2023 pour le lancement des 2 réacteurs nucléaires de type EPR.

Avec un prix du kilowatt heure fixé au-dessus de 100 euros, de nombreux acteurs ont rejoint le projet porté par EDF. Pour parvenir à cet accord, Vincent de Rivaz, Président d’EDF Energy, « a notamment œuvré pendant plus de cinq ans pour que l’autorité de sûreté britannique (ONR) certifie l’EPR ». Il rassemblera les principaux acteurs de la filière française, EDF et AREVA, tandis que les deux leaders chinois, CNNC et CGNPC, complèteront le consortium à hauteur d’environ 35% du projet évalué à 18,9 milliards d’euros.

L’offre française séduit donc à présent pour de multiples raisons. D’abord la sécurité, la quatrième génération est considérée comme la plus sûre au monde, notamment du côté de Bercy. Qui plus est, le consortium franco-chinois a su « adapter le design de la centrale aux exigences réglementaires britanniques du site de Hinkley Point ». Pour atteindre le plus haut niveau de sécurité, 30% de béton supplémentaire sera utilisé.

Enfin, ce sont bien les performances économiques du nucléaire français qui ont convaincu le Premier Ministre Britannique. Avec l’expérience engrangée sur les 4 précédents chantiers, les techniciens français sont maintenant capables de réaliser d’importantes économies et de proposer une offre très attractive. Ainsi, Luc Oursel, président du directoire d’Areva précise, « sur l’ingénierie, sur le temps de fabrication des composants, sur l’organisation des chantiers, de l’expérience s’accumule, certaines erreurs se corrigent et les bonnes pratiques se généralisent. C’est ce qui a permis de faire une offre compétitive en Grande-Bretagne ».

Le site devrait répondre à 7% de la demande électrique du pays tandis qu’on évoque la date de 2023 pour le lancement de la production. La déléguée générale de la Société Française de l’Energie Nucléaire, Valérie Faudon affirme  que plusieurs milliers d’emplois seront ainsi créés, en s’appuyant sur une étude réalisée par le cabinet PWC. Par ailleurs, l’Association des Industriels Français Exportateurs de Nucléaire (AIFEN), a déjà prévu d’organiser un Bourget du Nucléaire pour l’automne 2014 afin de « matérialiser l’offre française ».

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